Avion or not avion ?

Une question s’est vite posée à nous : pouvons-nous faire un tour du monde sans prendre l’avion ? La réponse est évidemment… oui ! Il est par exemple possible de relier tous les continents par voie maritime, à condition de dénicher l’une des rares places disponibles dans un cargo de marchandises.

Pierre rêve depuis longtemps de faire une traversée en cargo !

Réminiscences d’un titre d’Axel Bauer ou imaginaire des tours du monde de Tintin à bord des Karaboudjan, Pachacamac et autres Ramona ? Comme souvent, la réalité est moins romantique qu’une chanson ou qu’une bande dessinée.

Voyager en cargo coûte cher !

D’abord, par le coût que cela représente. On pourrait penser le voyage en cargo très bon marché. C’est tout l’inverse ! Une traversée de l’Atlantique, du Havre à New-York, vous coûtera entre 100 et 200 euros par nuit à bord. Cela pèserait lourd dans notre budget ! Ensuite, par le temps que cela nécessite : une douzaine de jours de trajet, contre 6 heures en avion.

Le principal avantage du cargo, c’est son faible impact environnemental. Il émet, en moyenne, entre 10 et 15 grammes de CO2 par tonne-kilomètre, contre 670 à 870 grammes de CO2 par tonne-kilomètre pour un avion. C’est là une vraie question éthique et pratique que nous avons eu à démêler (d’ailleurs, on vous reparlera bientôt de nos émissions carbone).

À nos yeux, la réponse ne pouvait pas être binaire.

Nous avons finalement décidé de ne prendre l’avion qu’en cas de vraie nécessité, en premier lieu pour traverser les océans Indien, Pacifique et Atlantique. En revanche, pour les trajets intérieurs, les plus courts comme les plus longs, nous avons privilégié des alternatives.

C’est l’avantage d’avoir un an devant nous ! On peut prendre le temps !

Le train, notre mode de transport favori

La première alternative, c’est le bus. Il y en dans la plupart des pays. Ils sont généralement très fréquents et permettent de relier les endroits les plus inattendus. La deuxième, c’est le train, assurément notre mode transport favori !

Un précédent voyage au Sri Lanka nous a particulièrement marqué dans ce domaine : vestiges des colons britanniques, ils étaient véritablement des trains pas comme les autres. On en garde des images et des rencontres plein la tête !

Nous nous sommes donc lancé dans un petit travail de recherche, qui nous a permis de recenser des lignes en activité sur de nombreuses parties de notre itinéraire de tour du monde, y compris là où nous ne nous y attendions pas, comme l’Indonésie, la Birmanie ou le Vietnam.

Le train, si on se donne la peine de ne pas voyager en 1ère classe (lorsqu’elle existe), permet de véritablement prendre le pouls d’un pays. On y découvre une mixité qui n’existe pas, ou très peu, dans l’avion.

Dans chaque wagon, on voit la population en mouvement : des vendeurs ambulants, des jeunes qui rejoignent leurs parents, des familles bruyantes, des personnes âgées dont c’est le voyage d’une vie, des pélerins impatients, des backpakers assoupis sur leurs sacs…

Ce joyeux bazar, qui a tendance à nous agacer lorsque nous voyageons en train dans notre propre pays, devient merveilleux dès lors qu’il s’agit d’une autre culture que vous avez soif de découvrir.

Et que dire des paysages ? Tout un univers défile par les fenêtres ! Le train se glisse au cœur des villes, des campagnes et des montagnes. Il vous permet de voir, de toucher et de sentir des lieux que vous n’auriez pas pu approcher autrement.

La locomotive qui ronronne

Certes, le train peut s’avérer très lent. Au Sri Lanka, nous n’avons jamais dépassé les 30km/h. Mais c’est justement le rythme parfait pour observer cette vie qui s’anime autour de vous. Quoi de mieux pour rompre avec nos vies d’Occidentaux pressés que de se laisser glisser dans la nonchalance d’une locomotive qui ronronne ?

Vous l’avez compris : le train, on l’aime, car il est authentique. Et c’est justement cette authenticité que nous voulons trouver dans notre tour du monde !

Côté pratique

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