Téléphoner en tour du monde

Déconnecter durant notre tour du monde, c’est essentiel. Mais pas au point de couper tout contact avec nos proches. Nos mères ne nous le pardonneraient pas ! Alors, comment se décoller de nos téléphones tout en restant joignables, lorsqu’on traverse 16 pays ? Et à quel prix ?!

Sommaire :
– Garder son numéro français
– Le wifi
– Les cartes SIM locales
– Les cartes SIM internationales

Le tour du monde, une cure de désintox ?

Pendant un an, notre objectif est bien d’en finir avec la dictature du smartphone, ce petit objet que nous tenons en main du matin au soir et qui nous a rendu tellement accros qu’il nous accapare l’esprit à chaque notification.  

Au départ, cela n’avait rien d’évident, tant le smartphone cadençait nos journées parisiennes ! Nous le consultions dès le réveil – s’est-il passé quelque chose pendant la nuit ? – et juste avant le coucher – n’avons-nous rien oublié pour demain ? Même pendant les vacances, il s’immisçait dans nos vies, grâce aux forfaits illimités, aux réseaux de mieux en mieux déployés et à l’absence de frais d’itinérance en Europe.

Notre tour du monde a changé la donne !

D’abord, parce que toutes nos notifications professionnelles se sont arrêtées : plus de mail urgent, plus d’imprévu à toute heure qui nécessite de reprendre le boulot. Nos emplois étaient rythmés par l’actualité. Pendant un an, nous n’avons plus d’emploi, donc plus besoin d’être rivés en permanence sur l’actu !

Ensuite, parce qu’utiliser Internet ou téléphoner à l’étranger, ça peut coûter très cher ! Qu’il s’agisse de l’Asie ou de l’Amérique du Sud, il n’existe quasiment aucun accord entre les opérateurs français et les opérateurs locaux, qui permettrait d’appeler à bas coût. Et, avec un budget serré comme le nôtre, hors de question de faire du hors forfait !

Cela a entraîné une série de questions avant notre départ. Pourrons-nous garder les mêmes numéros de téléphone ? Comment alimenter régulièrement notre blog ? Combien nous coûteront les appels à nos parents et à nos amis ?

Et en cas d’urgence, serons-nous toujours joignables ?

Garder son numéro français

Depuis notre adolescence, nous avons eu beau changer dix fois de forfaits, d’opérateurs et de téléphones, nous avons toujours réussi à conserver les mêmes numéros. Ce n’est pas un tour du monde qui allait nous faire renoncer à cette habitude ! Surtout qu’un jour, il faudra bien rentrer, retrouver un emploi : nous serons alors heureux que notre nom s’affiche sur le répertoire de nos anciens interlocuteurs !

La solution la plus simple que nous avons trouvée ? Souscrire à un forfait Free à 2 euros par mois (soit 24 euros pour un an de tour du monde). Nous conservons notre numéro et nous pouvons recevoir des textos gratuitement, où que nous soyons. Utile, par exemple lorsque nous achetons un billet d’avion en ligne et que notre banque… nous adresse par SMS le code de confirmation !

Forfait à 2 euros : les frais cachés. Free a beau parler de « Forfait à 2 euros », l’addition est en fait un peu plus élevée. Si vous avez déjà un forfait chez cet opérateur, il vous coûtera 10 euros pour basculer vers le forfait à 2 euros. Et pour capter à l’étranger, il vous faudra activer l’option internationale, pour laquelle vous serez là encore débité de 10 euros – qui constituent une « avance » sur vos éventuels frais de communication. Au final cette solution nous aura donc coûté 44 euros pour un an.

Du wifi un peu partout

Pour alimenter notre blog et notre Instagram, rien de bien compliqué : nous misons sur le wifi ! Il y en a aujourd’hui dans la plupart des lieux d’hébergement, y compris les plus bas de gamme et les plus paumés.

Si jamais nous sommes en rade, nous pouvons toujours nous rabattre sur un bar ou un restaurant. Deux applications sont utiles à cette fin : Wifi Finder et Wifi Map. Elles s’appuient toutes les deux sur leurs communautés d’utilisateurs pour recenser les réseaux wifi publics, dans le monde entier, en précisant s’ils sont gratuits ou payants, leurs modalités d’accès et même… leur mot de passe !

NB : Au bout de 6 mois de tour du monde, nous n’avons toujours pas eu besoin d’utiliser ces applications, tant il est facile de trouver du wifi.

Les cartes SIM locales

L’outil le plus pratique pour rester connecté à l’étranger, c’est la carte SIM locale ! On l’achète pour quelques euros à notre arrivée dans chaque pays, avec un crédit prépayé. On l’insère dans le téléphone et, miracle, nous sommes aussitôt connectés au monde.

Lorsque notre quota d’appels et de DATA est épuisé, il suffit de le recharger. Cela se fait le plus souvent en ligne, avec l’application mobile de l’opérateur, sinon dans une épicerie en achetant un coupon ou une carte à gratter, dont on entre ensuite le code sur son téléphone.

C’est la solution la plus abordable et la plus pratique, puisqu’elle fonctionne généralement à l’échelle de tout un pays, à la seule condition de capter un réseau téléphonique.

Lire notre article qui détaille les SIM locales pays par pays.

Les cartes SIM internationales

Reste les pays où nous ne réussirons pas, pour une raison X ou Y, à acheter une SIM locale. Pour ce cas de figure, nous avons décidé d’acquérir une SIM internationale, là aussi avec un forfait prépayé.

Le principe est simple : elle fonctionne dans tous les pays que vous traversez, grâce à des accords d’itinérance conclus entre l’entreprise qui la fournit et les opérateurs locaux. Le prix de l’appel et de la DATA est plus élevé qu’avec une SIM locale, mais il reste bien plus abordable qu’avec une SIM française. Cela en fait une solution d’appoint plutôt pratique.

Il existe une quinzaine d’offres différentes, qui sont recensées ici. Mais chacun devra faire son propre comparatif, en fonction de son parcours. Certaines sont adaptées à une zone géographique, mais inutilisables dans une autre. Un fournisseur peut proposer un tarif très avantageux dans un pays, tout en étant très onéreux dans un autre.  

C’est d’un compliqué !

Après moult calculs, notre choix s’est porté sur l’offre de l’entreprise française Explod, qui est valable dans tous les pays que nous traverserons. Nous avons opté pour un crédit de départ de 35 euros, que nous pourrons recharger en ligne si le besoin s’en fait sentir.

NB : Au bout de 6 mois de tour du monde, nous n’avons toujours pas eu besoin d’utiliser notre carte SIM internationale !

Côté pratique

Budget. Au total, nous prévoyons de dépenser 250 euros de communications téléphoniques pour un an (soit 10 euros par mois et par personne).

Avant de partir. Pour utiliser une SIM locale ou internationale, il faut d’abord penser à débloquer votre téléphone. C’est assez simple et gratuit. E si vous achetez un nouveau smartphone avant le départ, privilégiez un modèle avec double SIM : vous pourrez ainsi switcher facilement de votre SIM française à votre SIM locale, sans avoir à tout démonter.

Pour aller plus loin. Le site tourdumondiste.com, que nous ne recommanderons jamais assez, a rédigé tout un dossier sur comment communiquer en voyage.

3 commentaires sur “Téléphoner en tour du monde

  1. Bonjour,

    Je tombe sur votre blog car vous avez eu la gentillesse de citer le mien dans votre article.

    Petit détail puisque vous prévoyez d’acheter une carte SIM en Inde : achetez la directement à l’aéroport.

    Je ne sais plus si il y a une explication logique (bienvenue en Inde…) mais c’est très difficile pour un étranger d’en acheter une en ville. Alors que ça se fait en 5 minutes à l’aéroport.

    Pour tous les autres pays, vous n’aurez pas de difficulté à en acheter une dans les épiceries ou les magasins de téléphonie. A part à Cuba ou l’internet mobile n’existe (presque) pas.

    Bons préparatifs !

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