Tour du monde : comment choisir son itinéraire

Quel itinéraire de tour du monde choisir ?

Quel itinéraire choisir pour un tour du monde ? Notre première liste comportait plus d’une trentaine de pays. Il fallait ramener cela à l’échelle du raisonnable et du réalisable. Question de temps, question d’argent. Souci, aussi, de voyager autrement que si l’on était en vacances.

[Mis à jour le 12 avril 2020]

Notre première liste comportait plus d’une trentaine de pays. On passait par l’Afrique, l’Asie, l’Océanie, l’Amérique… On voulait absolument faire étape sur tous les continents, visiter tous les monuments majeurs, ne rien oublier. Un peu comme si ce voyage était le seul ou le dernier de notre vie. Et puis, l’excitation passée, on a remis un peu de raison dans tout cela. Préparer son itinéraire de tour du monde, c’est nécessairement choisir.

Combien de temps et à quel prix ?

Pour commencer, nous avons pris en compte deux contraintes : la durée et le budget. On a tendance à dire qu’on sait quand on part, pas quand on revient. Mais il nous a tout de même semblé nécessaire, dès le début de notre projet, de nous fixer une date de retour. Une sorte de cap, un horizon, au moins pour nous rappeler qu’un jour il faudra bien rentrer. Ce sera après un an de voyage.

Cette durée, elle est intimement liée au budget. Il est impossible de nier le prix d’un tour du monde. Même en se logeant à coût raisonnable, en privilégiant la cuisine de rue et en évitant les excès, un tel voyage nécessite de mobiliser plusieurs milliers d’euros (et de s’en garder un peu sous le coude pour reprendre pied en France à notre retour). Nous avons économisé 15.800 € chacun pour réaliser ce tour du monde. Et il arrivera bien un moment du voyage où cette belle cagnotte sera épuisée.

Un autre élément a ensuite pesé dans notre réflexion : notre impact environnemental. Difficile de se lancer aujourd’hui dans un tour du monde sans penser aux émissions carbones qui en résulteront. Et le premier poste d’émissions, c’est l’avion. Comme on vous l’expliquait dans un autre article, nous souhaitons y recourir le moins possible. Cela implique de passer le maximum de frontières par voie terrestre, donc de parcourir des pays limitrophes.

À chacun son rythme

Il faut aussi savoir trouver le bon rythme. C’est sûrement le plus important. Un tour du monde, c’est un autre rapport au temps. On ne remplit pas ses journées comme on remplirait des journées de vacances ou des journées chez soi. On ne visite pas les pays de la même façon qu’on le ferait lors d’un séjour touristique. Vouloir trop en faire ou vouloir aller trop vite, ce serait ici passer à côté de l’essentiel.

En tour du monde, on (ré)apprend à s’arrêter, à observer, à discuter, à attendre aussi. Pour ne pas trop tirer sur notre corps déjà soumis à rude épreuve par les changements alimentaires, les conditions météo ou les hébergements parfois spartiates. Et parce que les priorités changent. On se retrouve à écarter tel musée et tel monument pour mieux flâner dans un quartier en apparence banal, car c’est là qu’on touche le mieux du doigt la réalité du pays, qu’on prend le pouls de ceux qui y vivent.

Notre conviction : il faut séjourner au moins un mois dans un pays pour commencer à le comprendre réellement, pour voir un peu plus loin que ce que l’on aurait vu en vacances, pour acquérir une routine de vie quotidienne aussi.

Bien entendu, ce rythme est intime. Chaque voyageur doit trouver le sien. Et d’expérience, on ne peut que vaguement le deviner avant de partir. On ne le réalise vraiment qu’en avançant. Alors on ne peut vous conseiller qu’une chose : la souplesse. Une fois en route, nous avons ajusté notre parcours et notre calendrier au jour le jour. Nous nous sommes arrêtés plus longtemps que prévu dans certains lieux. Jusqu’à retirer des pays de notre liste pour pouvoir prolonger nos séjours dans les autres. Notre itinéraire de départ ne sera assurément pas notre itinéraire d’arrivée.

Nos choix : l’Asie et l’Amérique

Et donc, une fois qu’on a dit cela, quel itinéraire de tour du monde choisir ? D’abord, nous avons décidé de laisser de côté l’Europe, que nous connaissons bien et où il est facile de se rendre depuis le France. L’Afrique, où se déplacer prend un temps considérable, où les liaisons entre les pays et avec les autres continents sont complexes ou rares, a aussi été écartée. C’est un regret, mais on se dit qu’elle vaut un périple à elle seule. Le temps viendra où nous le ferons !

L’Inde, qui nous faisait rêver depuis longtemps, et l’Asie du Sud-Est (Indonésie, Birmanie, Thaïlande…), aux paysages extraordinaires et à la vie très bon marché, ont été privilégiées. Un choix renforcé par l’excellent souvenir que nous gardons d’un précédent voyage au Sri Lanka. Nous y avons ajouté le Japon, un pays qui fascine Pierre par sa culture radicalement différente de la nôtre. Et nous avons prévu une halte à San Diego, ville où vit une très bonne amie : la garantie de retrouver un cadre familier à mi-parcours !

L’Amérique centrale et l’Amérique du Sud nous paraissaient quant à elles incontournables : nous n’avons jamais visité cette partie du monde. Nous voulons pouvoir nous y attarder. Entre les deux, nous avons programmé la découverte de Cuba, une île qui fait rêver Matthieu depuis son enfance. Après cinq semaines de tergiversations, un tracé a enfin commencé à se dessiner.

Prochaine étape : évaluer le coût de la vie dans chacun de ces pays.

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