Demandes de visa : quelle joie d’être Français !

Lorsqu’on se prépare à traverser 16 pays en un an, impossible d’échapper aux demandes de visa. Sans être des phobiques administratifs, nous redoutions un peu d’avoir à remplir des dizaines de formulaires… Que nenni ! Nous avons la chance d’être Français !

Sommaire :
Les exemptions de visa
Les e-visa et les visas à l’arrivée
Les visas avant le départ
Cuba et sa « carte de tourisme »
USA : comment faire en cas de refus d’ESTA ?
Attention au « billet retour

La France, ce n’est pas que d’excellents fromages et vins. C’est aussi une nationalité qui constitue un formidable laisser-passer pour parcourir le monde.

Les exemptions de visa

Un rapide tour d’horizon sur le très pratique site tourdumondiste.com, nous a permis de constater que neuf pays qui figurent sur notre itinéraire ont des accords d’exemption de visa avec l’hexagone.

Pour ceux-là, nous n’avons donc rien à remplir ! Un vrai gain de temps, de simplicité et d’argent, en comparaison des ressortissants de bon nombre d’autres nationalités. Une condition : que notre séjour n’excède pas une certaine durée (de 30 à 90 jours selon la destination).

Le « e-visa » et le visa à l’arrivée

Sur les sept pays restants quatre ont mis en place des « e-visa », c’est-à-dire des formulaires automatisés disponibles sur Internet : l’Inde, la Birmanie, le Cambodge, le Vietnam. Youpi, nous n’avons pas à enchainer les allers-retours et les files d’attente aux ambassades.

Nous avons simplement eu à scanner nos passeports et nos photos d’identité avant le départ. Nous remplissons ensuite le formulaire en ligne quelques semaines ou jours avant d’arriver dans le pays concerné.

Le Laos délivre lui le visa à l’arrivée. Cela ne nous a pris que quinze minutes à la frontière (nous y sommes arrivés à la tombée du jour et il n’y avait que nous) !

Vous pouvez consulter ici la liste des pays nécessitant un visa, avec pour chacun leur durée de validité et leur prix.

Les visas avant le départ

Pour certains pays, comme la Chine, le visa doit impérativement se faire à l’ambassade avant le départ de France. Une procédure contraignante lorsqu’on fait un tour du monde… car ces visas ne sont généralement valables que 3 mois après leur date de délivrance.

Il n’y a alors que deux solutions :
– soit on adapte son parcours à la durée de validité des visas obtenus avant le départ, quitte à faire des aller-retour supplémentaires en avion ;
– soit on écarte de son tour du monde les pays qui demandent un visa avant le départ et on conserve ainsi la pleine maîtrise de son itinéraire.

Nous avons opté pour la seconde solution, plus simple en terme d’organisation et bien plus économe en CO2. Tant pis pour la Chine, ce n’est que partie remise !

Cuba et son « permis de tourisme »

Deux pays de notre parcours font figure d’exception, l’île de Cuba et son ex meilleur ennemi, les Etats-Unis. Rien d’insurmontable, si on veille à s’organiser en amont.

Cuba n’a pas de « visa » proprement dit, mais une « carte de tourisme ».

Elle ne peut être obtenue qu’auprès de l’ambassade à Paris et n’est valable que trois mois une fois délivrée. Problème : nous arriverons sur l’île six mois après notre départ de France… Il nous a donc fallu trouver une autre solution.

Fort heureusement, cette carte peut aussi s’obtenir par voie postale, en passant par un tour opérateur agréé. Mais là encore il y a un « hic » : le document ne peut être expédié… qu’en France. Nous prévoyons donc de le faire livrer chez nos parents, qui le renverront à une amie qui habite à San Diego où nous prévoyons de faire étape une dizaine de jours avant Cuba.

Quand les Etats-Unis te refusent l’ESTA

Reste le cas des Etats-Unis. Pour Pierre, ce fut très simple : il n’a eu qu’à remplir une demande d’ESTA par Internet.

Pour Matthieu, ce fut en revanche plus compliqué. En raison d’un déplacement professionnel en Irak en avril 2019… il n’est plus éligible à l’ESTA.

Il en est de même pour tous les ressortissants français qui se sont rendus après 2001 en Iran, Syrie, Libye, Somalie, au Yémen ou au Soudan. Il ne reste alors qu’une seule possibilité pour être admis aux Etats-Unis : faire une demande de visa avant le départ.

La procédure fut rapide, mais avec un coût important à intégrer à notre budget : près de 120 euros, soit dix fois le prix de l’ESTA. La bonne nouvelle, c’est que le précieux sésame est ensuite valable plusieurs années (généralement dix ans).

Au final, notre budget visa pour 16 pays traversés en un an s’élève tout de même à 650€ à deux.

Attention au « billet retour » !

Certaines compagnies aériennes et polices aux frontières peuvent demander à voir votre « billet retour », qui prouve que vous sortirez bien du pays à la date prévue. C’est rare, mais ça arrive !

Sauf qu’en tour du monde, vous n’avez parfois pas ce précieux sésame en main… Soit parce que vous achetez vos billets d’avion au fur et à mesure, soit parce que vous quittez le pays par une frontière terrestre pour rejoindre le suivant.

Nous avons été confrontés à cette situation à l’aéroport de Kuala Lumpur, alors que nous allions prendre notre vol pour la Birmanie. La compagnie Air Asia nous a carrément… refusé l’embarquement !

Pas de panique, nous nous étions préparés à ce cas de figure. Tous les détails pour y faire face sont recensés ici. En ce qui nous concerne, nous avons opté pour l’achat d’un billet remboursable pendant 24h sur le site américain Orbitz. Nous l’avons aussitôt reçu par email et présenté à Air Asia, qui a alors accepté de nous embarquer. Ouf ! 🙂

Pourquoi les compagnies aériennes sont-elles si tatillonnent à ce sujet ? Car, si la police aux frontières vous refuse l’entrée à votre arrivée dans le pays, ce sont elles qui doivent vous rapatrier à leurs frais à votre aéroport de départ !

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