Annoncer son tour du monde, quelle aventure ! (1/2)

Annoncer son tour du monde, quelle aventure !

Amis, famille, patron(ne)s… Annoncer son tour du monde, c’est déjà une aventure en soi. Fort heureusement, nos proches ont vite compris notre choix. Et plusieurs d’entre eux préparent leurs valises.

Comme on l’a évoqué dans le post précédent, annoncer sa décision de partir 1 an autour du monde est aussi un moment délicat pour sa famille et ses proches. L’Annonce (oui, avec un grand A) fut pour nous une étape à part entière de nos préparatifs.

Déjà, se l’annoncer à soi-même. Se dire qu’on va le faire. Partir un an sans se rendre compte tout de suite des chamboulements du quotidien (travail, appartement, famille, amis,…). Ce n’est qu’au moment où on accepte cette évidence qu’on a les armes pour se lancer.

Les amis : rendez-vous au bout du monde !

Nos amis les plus proches savaient, bien sûr, qu’on avait cette idée en tête. Mais c’était, pensaient-ils, passager : « Ça leur passera », « C’est une mode », voire « Ce n’est qu’une mauvaise passe ». Finalement, notre départ pour un an a fait son bout de chemin dans leur esprit.

Pas évident pour eux de se dire qu’on ne se verra plus (quoique, peut-être se disaient-ils « bon débarras ! »). Mais on se retrouvera… et même parfois très vite !

Date est d’ores et déjà réservée pour le Jour de l’An, en Thaïlande, avec Lisa et Sophie. Puis on retrouvera des potes qui emménagent à Hong-Kong. Rendez-vous également pris avec la meilleure amie de Pierre, qui vit à San Diego (« Comme on est dans le coin, c’est l’occasion de passer ! »). D’autres proches croisent déjà leurs dates de vacances avec notre itinéraire.

Bref, nos potes nous ont vite compris, ont trouvé des subterfuges pour ne pas trop se manquer et continuer à marquer les moments importants d’une année.

« Pourquoi pas l’année prochaine ? »

La famille, c’est une autre paire de manche (comme disent les jeunes). Pas la même génération, pas le même goût de « l’aventure ». Pas l’habitude de lâcher boulot et maison pour se lancer sur les routes à la seule force de ses économies.

Les parents de Matthieu ont été les premiers à avoir été mis dans la confidence. Ils savaient que quelque chose se tramait. On mettait chaque mois de l’argent de côté pour, disait-on, « acheter un appartement… ou faire le tour du monde ». Ne voyant pas notre acharnement à visiter des logements, ils se sont vite rendus à l’évidence et la question nous fut posée un dimanche midi d’avril, près de Chartres :

« Alors, à la rentrée, vous faites quoi ? »

L’Annonce faite, il s’est passé une semaine avant que la mère de Matthieu ne réalise vraiment et ne se pose un flot de questions. Au téléphone, elle tente une négociation : « J’ai bien réfléchi et je me dis que vous devriez plutôt le faire l’année prochaine. D’ailleurs, je m’étais faite depuis le début à l’idée que vous le feriez l’année prochaine ».

« Tu sais, maman, si on vous a annoncé notre décision, c’est qu’elle est actée », lui répond Matthieu tout en la rassurant. Un mois plus tard, ce n’était plus les doutes mais la curiosité et la joie de nous voir fins prêts qui prévalaient. Apaisée par nos explications et la sérénité d’Olivier son mari, Chantal a désormais sa valise prête pour nous rejoindre en Asie du Sud-Est à Noël !

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– Annoncer son tour du monde, quelle aventure ! (2/2)

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