Ladakh : la route des monastères

Le monastère de Chemdey

Après Leh, la route des monastères. Thikse, Chemdey, Hemis et Lamayuru : quatre sanctuaires bouddhistes du Ladakh comme on en rêvait enfant et qui deviennent soudain réalité. Des moments inoubliables qui sont aussi les derniers que nous vivons en Inde. Nos neuf semaines dans le pays touchent désormais à leur fin.

Leh, c’est beau, mais ce n’est qu’une part infime du Ladakh. Après deux jours à la parcourir, nos yeux se portent naturellement sur l’horizon, avec une forte envie de prolonger l’aventure plus loin dans les montagnes… et dans l’isolement. Nous avons listé quatre monastères qui nous intéressent tout particulièrement. Le plus proche est à une quinzaine de kilomètres, l’aller-retour peut en théorie se faire dans la demi-journée. Le plus lointain est à 110km, il nous faudra prévoir au moins une nuit sur place à condition qu’un hébergement soit encore ouvert fin octobre. 

La vallée de l’Indus, route des monastères

Le Ladakh en bus ? C’est possible !

“Est-ce qu’il y a des bus pour Hemis ?” Notre logeur est un peu décontenancé par la question. “Habituellement, les voyageurs louent une moto ou payent les services d’un chauffeur à la journée”, nous répond-t-il patiemment. Nous ne savons pas conduire de moto et une voiture avec chauffeur n’est ni dans nos habitudes ni dans nos moyens de voyageurs au long cours. Alors, est-ce qu’il y a des bus pour Hemis ? “Hmmm… Il y a un bus pour Choglamsar… Et à Choglamsar, il y a un bus pour Karu… Karu est à 6km d’Hemis… Ça peut se faire à pied, mais ça grimpe dur et ça prend du temps. Mais parfois, on trouve un taxi.”

Nous en retenons ce qu’on voulait entendre : oui, se déplacer en bus au Ladakh est faisable, y compris au début de l’hiver. C’est plus difficile qu’ailleurs en Inde, la densité de population étant beaucoup plus faible et les bus par conséquent moins nombreux, mais c’est faisable. On peut même y trouver un avantage : il y a peu de chances de se tromper. Seules trois grandes routes partent de Leh – une vers la Chine au Nord, une vers le Cachemire à l’Ouest et une vers le seul col qui permet de relier le reste de l’Inde à l’Est. Si on saute dans le mauvais bus, on s’en rendra vite compte. 

Convaincus mais pas téméraires, nous décidons d’y aller crescendo. Demain après-midi, ce sera le monastère le plus proche, Thikse. Si on réussit, après-demain ce sera Hemis et Chemdey, à quarante kilomètres de Leh. Enfin, le surlendemain, le monastère le plus perdu, Lamayuru. En route les aventuriers ! 

Ladakhi assis sur le bord d’un chemin

Le véhicule est plein

Comme il est toujours plus simple de faire compliqué, la petite gare routière de Leh ne dessert en ligne directe qu’une poignée de destinations au Ladakh. Pour les autres, il faut changer de bus dans deux autres gares installées en périphérie de la ville. Même pour le monastère le plus proche, nous prenons donc deux bus, faciles à dénicher mais avec un temps de battement assez aléatoire entre eux… 

S’agissant de lignes très locales, le départ se fait quand le véhicule est plein plutôt qu’à horaires fixes. Et, comme ailleurs en Inde, la notion de véhicule plein est particulièrement extensible. Elle implique non seulement que les sièges soient occupés, mais également le couloir central, le marchepied extérieur… parfois le toit. On profite de cette attente pour négocier deux bananes à un vendeur ambulant, fruit devenu un tantinet luxueux depuis que nous sommes à 3.500m d’altitude.

Nous mettons finalement 1h30 pour faire ces quinze kilomètres. Le chauffeur nous laisse négligemment au carrefour où la route principale croise la petite route qui va à Thikse. Il nous reste deux bornes à pied. Pas un problème : il n’est que 14h et le soleil trône encore haut. Nous passons un grand porche en pierre et en bois qui délimite ce sanctuaire et découvrons soudain le monastère, invisible depuis le bus. 

Le monastère de Thikse

Notre premier “vrai” monastère

C’est un mastodonte de pierre, d’un blanc immaculé, qui enfourche la montagne. À ses pieds, des alignements de stupas et des dizaines de chaumières, blanches elle aussi, qui ne sont autres que les maisons des moines. Le chemin que nous empruntons se faufile parmi elles. Tandis que nous montons d’un pas lourd, un homme fait la route inverse. C’est un moine en tunique orange et au bonnet jaune, couleur de la congrégation de Thikse. Il nous salue de la main et d’un sourire. L’hospitalité des habitants du Ladakh ne se dément pas.

Nul autre visiteur alentour. Nulle âme qui vive non plus, en dehors de ce moine déjà loin. Juste un chien qui s’est mis en tête de faire l’ascension avec nous. Cette compagnie nous est devenue courante, Matthieu prenant plaisir depuis notre départ à parler à TOUS les chiens errants que nous croisons, bien que Pierre tente chaque fois de l’en dissuader… Dix minutes plus tard, nous sommes tous les trois en haut. 

Une guérite délimite l’entrée pour les touristes. En saison haute, un pécule leur est demandé. En saison basse, comme aujourd’hui, l’accès est libre. Nous faisons un pas de plus, presque solennel, et pénétrons enfin dans notre premier “vrai” monastère bouddhiste. Un moment important que l’on attendait depuis notre arrivée au Ladakh et même depuis notre arrivée en Inde. Un imaginaire de lectures et de films qui devient réalité, de Tintin à Sept ans au Tibet, en passant par les récits exaltants d’Alexandra David Néel. Nous avions rêvé cela. Maintenant, nous le vivons.

Statue du Bouddha à l’intérieur du monastère de Thikse

Un lieu qui nous dépasse

Thikse est une magnifique synthèse de ce qu’on peut trouver et apprécier dans un monastère du Ladakh : un lieu de calme absolu et de ferveur, un lieu d’Histoire et de patrimoine avec ses objets maintes fois centenaires que l’on touche du regard, un lieu de contemplation de la nature avec ses terrasses qui offrent parmi les plus belles vues qui soient sur la vallée de l’Indus, un lieu de vie aussi pour les moines que nous voyons discuter avec décontraction, consulter leur smartphone, rire et ne pas sembler une seconde se prendre au sérieux malgré la sincérité et le sacerdoce que représentent leur engagement. 

Difficile de décrire exactement ce que nous ressentons alors. Notre impatience et notre curiosité s’effacent au profit d’un profond respect pour ce qui a été et ce qui est encore vécu ici. On a l’air petit, insignifiant, intrus face à quelque chose de beaucoup plus grand que nous, d’immense et que l’on craint de déranger par notre présence. Le mot de sanctuaire prend tout son sens. Il nous dépasse.

Nous avons la même béatitude en entrant le jour suivant dans Hemis. Après deux heures de bus suivi d’un taxi âprement négocié, nous atteignons ce bout de monde soigneusement lové entre les montagnes. 

Vue depuis la terrasse du monastère de Thikse

Dissimulé des regards profanes

Contrairement à Thikse, on ne devine pas Hemis avant d’y parvenir. Jusqu’au bout, on pense même qu’il ne peut pas être là, tant les sommets environnants le dissimulent des regards profanes. Et puis le voici soudain devant nous, droit et fier. Cela lui a valu d’échapper aux invasions qui dévastèrent siècles après siècles tous les autres monastères du Ladakh. Ici, tout a survécu à l’homme et au temps : les montants de bois, les peintures, les dorures, les manuscrits…

Soixante-dix moines préservent encore ce bijou de spiritualité et forment leurs successeurs : trois dizaines d’enfants qui, au moment de notre passage, étudient et prient avec rigueur dans l’arrière-cour. On assiste aussi à la réalisation d’un mandala, ces si fragiles dessins de sable qu’on met des jours à confectionner mais qu’un courant d’air suffit à effacer. 

Les enfants moines du monastère de Hemis

Sur les rives de l’Indus

Juste de l’autre côté de la vallée se trouve Chemdey. À 20km à vol d’oiseau. Nous resdecendons à pied jusqu’à Karu, pour profiter des couleurs automnales et marquer l’arrêt au bord de l’Indus. Ce fleuve, que nous apercevons partout mais de loin depuis notre arrivée au Ladakh, a une place sacrée dans le coeur des Hindous. De Varanasi à Madurai, tout le monde nous en a parlé avec un attachement filial et souvent de l’amour. Oui, de l’amour pour un fleuve. Nous ne pouvions nous résoudre à quitter l’Inde sans effleurer des doigts cette pièce centrale du puzzle que nous assemblons depuis neuf semaines.   

L’Indus franchi, nos jambes nous rappellent que nous sommes à 3.500m. Les descentes, elles les tolèrent. Mais pas question pour elles de crapahuter sur les 10km restant jusqu’à Chemdey. On s’improvise auto-stoppeurs. Peut-être parce que nous n’avons pas l’habitude, sûrement aussi parce qu’il n’y a pas un chat sur la route, nous mettrons presque une heure à convaincre un automobiliste de nous embarquer.

L’auto-stop n’est pas indien

“Vous avez de la chance que je prenne cette route. Je vais jusqu’à un lac qui fait la frontière avec la Chine. Vous connaissez ? C’est très joli. Vous devriez aller le visiter quand vous aurez le temps”, nous raconte-t-il dans un très bon anglais. Nous l’écoutons nous vanter la beauté du Ladakh, jusqu’à ce que nos yeux soient littéralement scotchés par ce qui se dessine à l’extérieur. Thikse et Hemis nous avaient conquis par leur allure. Mais l’apparition de Chemdey est absolument mystique.

Le monastère de Chemdey

La colline où il réside semble n’exister que pour lui. On peine à imaginer l’époque où elle était nue et où il lui manquait la moitié d’elle-même. Elle forme un tout parfait avec le monastère, un iceberg de pureté blanche au centre d’un désert de rocaille. Dire que l’homme a construit cela. Nous sommes subjugués. 

“Nous sommes arrivés”, interrompt notre chauffeur, qui s’est stationné sans que nous y prêtions attention. On le remercie chaleureusement tout en sautant du véhicule. “Cinquante roupies [NB: 0,80€] m’iront”, glisse-t-il en guise d’au revoir. L’auto-stop n’est pas dans la culture indienne… Quitte à payer, on aurait aimé être déposé un peu plus près. Il nous reste encore une fois plusieurs kilomètres à parcourir jusqu’au monastère. 

Nez à nez avec des yaks

Autour de Chemdey le même silence, la même quiétude qui nous marque depuis deux jours dans ce Ladakh rural. Le vent lui-même semble s’être arrêté pour ne pas briser la paix du monastère. Nous traversons des champs et tombons nez à nez avec nos premiers yaks, ces vaches trapues à la laine épaisse qui les protège des pires températures.

Deux yaks au pied du monastère de Chemdey

Leurs propriétaires rigolent à notre passage, surpris de nous voir débarquer ici en marchant. Ils ne manquent pas à leur devoir de politesse, multipliant les « julley » auxquels nous répondons nous-mêmes de nombreux « julley ». Un mot tellement scandé qu’il devient une véritable conversation. 

Une fois encore, c’est le souffle haletant que nous arrivons dans la cour du monastère. Alors que nous parcourons minutieusement chaque pièce, les courbatures se font sentir. Mais l’hospitalité des moines nous apporte immédiatement du réconfort, sous la forme d’un thé bien chaud et sucré que nous sirotons assis près d’eux. 

Cette hospitalité, nous en bénéficierons jusqu’au bout, puisque c’est un moine de ce même monastère qui nous prend en stop sur le chemin du retour et nous dépose à notre arrêt de bus, alors que nous commencions à désespérer de tout redescendre à pied. 

Moine sur un sentier

L’une des plus belles routes du monde

Les aller-retour d’une journée, c’est fait. Mais difficile avec ces sauts de puce de vraiment s’imprégner de la vie du Ladakh, de ses villages et de ses monastères. Nous prolongeons donc l’expérience en allant jusqu’à Lamayuru, à l’extrême-ouest de la région, aux portes de la zone sensible du Cachemire. Un bus part chaque midi du centre de Leh et arrive à destination à la tombée du jour. Il quitte Lamayuru le lendemain midi pour effectuer le trajet retour. Comme une matinée ne suffit pas pour voir et « vivre » Lamayuru, nous dormirons sur place deux nuits.

C’est parti pour six heures de route. En fait, six heures de spectacle. Loin d’être long et monotone, ce voyage en bus est probablement le plus beau que nous ayons jamais vécu. Passées les bases militaires, qu’on finit par oublier tant elles font partie du paysage, on atteint de gigantesques plateaux d’altitude, entièrement déserts, mortellement silencieux en dehors du bruit de notre moteur.

On s’engage ensuite dans des gorges abruptes et étroites où s’écoulent l’Indus et ses affluents. La montagne du Ladakh est grise, toute grise. On monte et on descend des routes en lacets bordées de précipices. Et on aperçoit soudain le bleu vif de cette eau accouchée des glaces éternelles.

Passages de cols

On est secoué de part et d’autre de notre siège par la conduite un peu trop rapide de notre chauffeur, pour qui tout cela est devenu une habitude. On sent les cols qui poussent notre corps dans ses retranchements, la respiration coupée nette alors qu’on est assis sans faire le moindre effort. 

Un nuage passe et modifie en un instant toutes les couleurs autour de nous. Ou alors c’est un gisement de roche qui plante d’un coup un décor ocre ou rouge, comme si on avait peint les falaises. On pousse un « oh » de surprise et de joie, on redevient des enfants. 

L’Indus sur la route de Lamayuru

On stationne, aussi, dans des bourgs où le passage de notre bus constitue l’événement de la journée. Le seul lien étroit qui les relie au reste de la civilisation. Le véhicule leur rapporte un proche parti travailler à la ville et qu’ils n’ont plus vu depuis des mois. Il leur livre un colis ou une pièce de rechange qu’ils n’espéraient plus. Il leur donne des nouvelles de « là-bas », de Leh, d’ailleurs, au détour des mots rapidement échangés avec le conducteur. 

No problem, no problem

Et lorsque tous les villages sont derrière nous, que l’on s’engage sur la dernière ligne droite avec l’espoir d’arriver bientôt, c’est un arrêt d’un genre nouveau qui survient. Au milieu de rien, une barrière rouge et blanche bloque la route. Le chauffeur coupe le moteur et se retourne vers nous. Pas vers la dizaine de passagers, non, juste vers nous deux. 

« Police… Passeport », baragouine-t-il en nous faisant le geste de descendre. Au pied du bus, un militaire nous réceptionne avec deux autres mots : « Control. No problem. Control. No problem. » À force de répéter qu’il n’y a pas de problème, on commence toutefois à penser qu’il y en a un…

Paysage sur la route de Lamayuru

Dans une petite maison, un officier qui parle un peu mieux anglais nous demande où nous allons. « Lamayuru ? Pas de problème. Et vous retournez à Leh ensuite ? Alors pas de problème. » Ce checkpoint vise en fait à recenser les voyageurs étrangers qui veulent se rendre au Cachemire. En ce qui nous concerne, nous n’avons qu’à noter nos coordonnées dans un registre et promettre de rebrousser chemin dans deux jours. On rembarque ensuite sagement dans notre bus. Et comme promis, quand le jour s’efface, on arrive. 

Chambre avec vue

Nous sommes déposés dans le creux du village. On relève la tête pour apercevoir notre hôtel : il est deux cents mètres de dénivelé plus haut, adossé au monastère. On le rejoint par une piste de cailloux, torche allumée. 

Nous avons trouvé le Niranjana hostel après quelques coups de fil passés dans le vide. Il n’a rien d’extraordinaire. Il est ouvert, c’est tout. Au rez-de-chaussée, une grande pièce en bois sert de salle à manger. Il doit y avoir cent couverts pour cinq clients. La nourriture n’a absolument aucun mérite. Même les pâtes sont mal cuisinées. Aux étages, de longs couloirs desservent des chambres propres mais sans chauffage et aux salles de bain communes assez délabrées. L’eau chaude est aléatoire. On restera frigorifié pendant tout notre séjour.

Le village de Lamayuru vu depuis notre hôtel

Mais la magie opère tout de même quand, de notre fenêtre, nous apercevons de jeunes moines jouer au football dans la cour du monastère. Et quand, de la balustrade de notre étage, nous observons les lumières qui scintillent dans le village. On ne voit pas les étoiles. La nuit, les nuages enveloppent Lamayuru tandis que les montagnes forment un mur d’enceinte tout autour de nous. La température descend peu à peu en dessous de zéro, avec un vent sec qui nous claque le visage. On file vite sous la couette. 

Le chemin du Gompa

À l’aube, on parcourt les quelques rues. On ne croise que trois femmes hors d’âge, bien emmitouflées dans leurs tuniques en laine. « Julley », nous crient-elles dans la bonne humeur. Leurs tâches ménagères terminées, elles grimpent au monastère pour prier et tourner de la main les moulins à prière qui leur attireront les bonnes grâces de Bouddha.

Près de l’arrêt de bus, une cantine a ouvert. On sympathise avec le patron. Nous y ferons tous nos repas afin d’échapper au désastreux cuisinier de l’hôtel. Nous marchons jusqu’à la sortie de Lamayuru, longeons des champs mangés par le froid. Quelques yaks touffus cherchent les derniers brins d’herbe à se mettre sous la dent.

On aimerait rejoindre le monastère par l’autre côté de la montagne. « Gompa ? », demande-t-on à une dame en indiquant de la main un chemin en pente. « Gompa », nous répond-t-elle en pointant le même chemin. Cette grimpette nous amène sur un promontoire qui fait face d’un côté à la vallée et de l’autre au monastère.

On découvre l’ancien hameau de Lamayuru, aujourd’hui abandonné et en ruines. Il renferme néanmoins encore une chapelle, a priori fermée mais dont nous demandons la clef aux moines. Au moment de dégager le gros cadenas en métal, on se demande quel trésor se cache là. Il s’agit de statues du Bouddha et d’affreux démons armés d’épée. 

Le monastère et le vieux village de Lamayuru

Dernières images de l’Inde

Nous visitons enfin le monastère. Les enfants moines sont en train de chanter et de jouer de la musique dans la salle principale. On reste sur le pas de la porte pour ne pas les interrompre. L’un d’eux s’approche spontanément, il nous offre des gâteaux, heureux de partager avec deux étrangers ce moment si normal pour eux mais si singulier pour nous. Ils sortent ensuite sur la terrasse pour manger tous ensemble à l’air frais. Nous les laissons tranquille et rejoignons le stupa le plus élevé. De là, on domine tous les alentours. 

On n’y pense pas sur le moment, mais ces images inoubliables sont parmi les dernières de notre tour de l’Inde. C’est une page de soixante-huit jours qui se tourne. Dans vingt-quatre heures, nous quitterons le Ladakh, puis le continent, pour rallier la deuxième destination de notre tour du monde : l’Indonésie. 

Couleurs d’automne au Ladakh

Et ce n’est qu’une fois les doigts de pied en éventail sur une plage paradisiaque que nous réaliserons soudain que nous sommes tombés amoureux de l’Inde… 

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