Huay Xai : la belle étape surprise

Vue du haut de Huay Xai

Première étape au Laos : elle devait être brève, ne durer que le temps d’une nuit. Elle fut au contraire pleine de surprises, fraternelle, amicale, familiale… Et très arrosée ! Découvrez avec nous la méconnue Huay Xai, simple ville-étape pour beaucoup mais qui mérite de s’y arrêter au moins une journée.

[Récit de notre séjour à Huay Xai du 4 au 6 janvier 2020]

Comme on vous le racontait dans l’article précédent relatant nos premiers pas au Laos, nous sommes arrivés à Huay Xai (ou Houei Sai) à la nuit tombée. Le taxi (conduit par un chauffeur joyeusement ivre), nous dépose sur l’immense avenue principale du village. Nous ne distinguons pas grand chose : les maisons sont en général assez basses, un bloc plus haut à l’intersection de la route frontalière fait office de « quartier » des hôtels.

Les lampes qui éclairent les pas-de-porte sont faiblardes. L’éclairage public fait défaut. Nous faisons plouf-plouf et pénétrons dans un premier établissement. Nous avons en effet décidé qu’à partir de maintenant nous ne réserverions plus les hôtels à l’avance. Pourquoi avoir pris cette décision ? L’expérience facile de la Thaïlande nous a poussé à tester notre témérité : il nous faut retrouver des sensations fortes, reprendre goût avec le risque.

« C’est spartiate, mais c’est propre ! »

Il n’est pas tard : 20h, tout au plus, mais la nuit est déjà noire. Un gamin nous accueille derrière un large comptoir en bois patiné par le temps. Il rallume une suspension pour voir s’il reste des chambres libres et appelle sa mère sans nous avoir adressé un mot. La patronne, elle, sait quelques mots en anglais. Matthieu part visiter la chambre proposée et redescend, le regard encourageant : « Tu verras, c’est spartiate, mais c’est propre ! »

L’arrêt de bus de Huay Xai

C’est avec cet avis sibyllin que nous montons tous les deux dans cet hôtel qui est en fait composé de deux grandes maisons collées, communicantes par un large escalier monumental. Personne dans le long couloir qui mène à notre chambre : nous avons l’impression d’avoir fait un saut 30 ans en arrière. Ambiance un peu oppressante à la « Shining », un seul plafonnier pour éclairer le corridor. Heureusement, la lumière donne pile au-dessus de notre porte. C’était probablement pour cette unique raison que l’hôtelière nous a proposé cette chambre en priorité.

Au fond, le couloir est plongé dans le noir. Nous ne savons pas s’il est encore profond mais nous sentons un vent froid souffler en notre direction. Nous n’osons pas aller plus loin… On a la sensation que si on avançait encore d’un pas ou deux nous tomberions dans un gouffre sans fin. Nous ouvrons rapidement la porte. La chambre ne dépareille pas du reste de l’établissement : couvertures fleuries sur les deux lits, sol carrelé bleu à motif floraux, murs bicolores crème/orange, lambris au plafond et tube de néon pour éclairer le tout.

Au pays des Soviets

Matthieu porte ses mains devant son visage pour essayer de distinguer « la vue » extérieure : nous donnons sur une petite cour qui sépare l’hôtel de la maison des propriétaires. On les voit préparer la popote. La salle de bain ne nous surprend pas : douche sur les WC, comme depuis le début de notre périple en Asie. Mais, ici, nouveauté : l’eau du lavabo coule directement par terre. Pas con, pas besoin de tuyau : l’eau consommée rigole toute seule vers le seul trou d’évacuation situé à l’autre extrémité de la salle de bain.

On a la sensation d’être non plus dans « Shining » mais dans « Good Bye, Lenin! », ce film allemand très drôle dans lequel un fils transforme son appartement en style 80’s de la RDA pour ne pas perturber sa mère qui sort d’un long coma. Ajoutés à cela les drapeaux communistes au-dehors : nous sommes arrivés en pleine Union soviétique de l’ère Gorbatchev !

Nous n’aurons pas trop le choix pour dîner : quelques lumières vivotes dans la rue principale. Une seule permet d’éclairer une petite terrasse où sont dressées deux tables en plastique. Nous nous y installons et commandons un plat commençant par « lao ». Autant entrer directement dans le vif du sujet. Nous sommes les seuls clients. À quelques secondes près nous aurions trouvé porte close.

Le calme apaisant de Huay Xai

L’accueil est chaleureux et on nous offre des fruits en guise de dessert. Si c’est partout comme ça, le Laos aura vite fait de nous conquérir. Puis, nous refaisons quelques mètres pour nous poser dans le seul bar du bourg encore ouvert. Quelques étrangers sont attablés à l’extérieur. C’est là que nous faisons connaissance avec la bien nommée Beerlao, la boisson nationale. Le temps de commander deux pintes et nous nous retrouvons seuls : il est à peine 23h, l’heure de se coucher, même un samedi soir.

Repos dominical

Pour la plupart des touristes, Huay Xai n’est qu’un dortoir permettant de partir dès l’aube vers le Gibbon Experience ; l’unique attraction de la région. Il s’agit d’un grand parc qui préserve les gibbons noirs menacés d’extinction. À la fin des années 90, l’État a flairé une opportunité économique (et environnementale) et a salarié les anciens braconniers qui sont aujourd’hui guides. Nous n’irons pas le visiter. L’initiative est louable mais le ticket d’entrée est de plus de 300 dollars. Beaucoup trop pour notre budget de routards ! Nous aurons l’opportunité (Pierre l’espère) de voir des gibbons dans d’autres régions au cours de ce tour du monde.

On ne sait pas pourquoi, mais cette soirée à Huay Xai s’est passée dans un calme apaisant. Il est même difficile de se dire qu’il faudra déjà partir demain matin pour notre prochaine destination. On se sent déjà bien. Alors nous décidons de rester une journée supplémentaire. Et nous avons bien fait.

Bouddhisme en terre communiste

Le lendemain matin, après un petit-déjeuner à base de « baguette » (en français dans le texte) pris sur la petite terrasse de l’hôtel donnant sur la grand rue, nous partons explorer la ville. Nous sommes dimanche et, comme hier soir, le bourg est vide. Nous grimpons immédiatement au temple de Jom Khao Manilat dominant les habitations et le Mékong. Le lieu de culte est couvert de peintures naïves contant l’histoire du Bouddha dans un style très Walt Disney.

Vat Jom Khao Manilat

Des fanions multicolores sont accrochés du haut du fronton d’influence thaïlandaise. Le drapeau bouddhiste orange, blanc, bleu, jaune et rouge côtoie le drapeau national laotien. Évidemment, ici, pas de trace de la faucille et du marteau. La religion est l’une des rares concessions à la doctrine marxiste-léniniste en vigueur dans tout le pays. Néanmoins, chaque culte reste soumis aux désidératas du Front lao d’édification nationale ; une commission mise en place par le Gouvernement chargée de réguler les activités religieuses.

Le panorama depuis ce temple est splendide. Nous voyons donc pour la première fois le Mékong que nous avions traversé la veille dans la nuit noire. Ses eaux reflètent le bleu pâle du ciel bourgeonné de nuages. Derrière, sur l’autre rive, la Thaïlande. Toujours là. Terre sur laquelle sont encore Lisa et Sophie qui doivent retourner à Bangkok dans la journée.

Vestige français

Nous contournons des robes oranges de moine étendues sur un fil à linge (le dimanche est visiblement le jour des lessives) et nous poursuivons sur cette petite crête. Un chemin bien indiqué mène au Fort Carnot. Vestige émouvant de l’ancienne présence française au Laos, le bastion fait lui aussi face à la Thaïlande. L’endroit choisi est stratégique car le Siam d’alors était une menace pour l’Indochine française. Une guerre méconnue a d’ailleurs opposé la France à la Thaïlande en 1940-1941 faisant plus de 340 morts côté français et 54 (officiellement) côté thaï.

Donjon du Fort Carnot

Le Fort Carnot date lui du début du XXe siècle. Il est aujourd’hui en piteux état. Un panneau indique pourtant un effort de restauration en 2011. Mais visiblement les fonds ont manqué et les murailles, penchées, menacent de s’effondrer à tout moment. La tour qui domine l’entrée principale ne tient que grâce à deux énormes poutrelles en métal assez peu esthétiques. Mais ainsi le vestige ne s’écroule-t-il pas.

À l’intérieur, on retrouve un vaste espace ceint d’une muraille en briques. Des baraquements militaires à l’abandon. Quelques panneaux indiquant le dortoir ou le réfectoire. Mais la partie la plus spectaculaire reste le donjon quasi-médiéval. Deux ados passent la tête à travers une ouverture au sommet de la fortification. Le lieu est depuis longtemps le repère des jeunes fumeurs. Un escalier brinquebalant grimpe en haut de l’édifice. Nous ne nous y risquons pas.

La fête à la maison

Le soleil tape fort. Il est 13h. De la musique se met à résonner dans toute la ville. C’est plutôt sympa. On redescend et on arrive devant la source de ce tapage : installée au bord de la rue, sous une sorte de véranda, toute une famille fait la fête. Les femmes, les hommes, les enfants : la musique gueule, chacun rit, parle fort. On s’en amuse et on salue la joyeuse bande. C’est alors qu’un bras nous accroche par derrière : « Venez ! » Ce n’est pas une invitation, c’est un ordre ! Un homme visiblement aviné nous somme de nous asseoir à leur table. Nous n’avons le temps ni de refuser poliment ni d’acquiescer ni de le remercier que l’on est déjà assis aux côtés des hommes avec devant nous un verre de bière, un verre de whisky et un verre d’eau !

L’alcool coule à flot

Et c’est parti pour l’heure la plus alcoolisée de notre jeune vie. On enchaîne bière, whisky, eau. On trinque, on rit. Aucun ne parle anglais ou français mais tous connaissent des mots en anglais ou en français. Et puis, l’alcool aidant, on se fait comprendre. Il s’agit d’une fête familiale. On n’a rien à célébrer en particulier. Juste la joie d’être ensemble.

Nos verres se remplissent tout seuls. On se tourne vers les femmes, deux fois plus nombreuses que les hommes. Elles ne sont pas à l’écart. On sent surtout que les hommes se sont assis entre hommes pour parler entre hommes et les femmes de leur côté pour parler entre femmes. Mais toute la bande se mélange bien assez vite.

« Ça éponge ! »

Alors, en plus de nos trois verres règlementaires que nous buvons de plus en plus vite, trinquant avec dix personnes en même temps, une femme passe derrière nous. Elle a dans une main une petite bouteille en plastique et de l’autre un empilement de petits gobelets. Elle nous en remplit un. On sourit. Impossible de dire non : elle nous fiche le verre dans la bouche et cul sec ! On vient de faire connaissance avec le lao lao, la gnôle laotienne fabriquée en arrière-boutique.

La fête bat son plein !

Et la femme, dont les veines doivent contenir autant d’alcool que de sang, répète sa tournée une fois, deux, fois, trois fois…. Bon, au bout d’un moment, vous l’aurez compris, on ne comptera plus. Le verre d’eau ne fait pas défaut. Tout était prévu. Les jeunes et les vieux trinquent et se servent sur la table des plats préparés le matin-même par les mamans. Et on nous fait manger. Une assiette délicieuse à base de poisson et de pommes de terre (ça faisait très longtemps que nous n’en avions pas mangées). « Ça éponge ! », font mines de nous dire les femmes de la famille.

C’est seulement à ce moment-là que l’on se rend compte que la musique qui crache de deux énormes baffles dirigées vers la rue n’est qu’une bande sonore de karaoké. Chaque convive se passe un micro sans fil et chante à tour de rôle. Dans l’état où l’on se trouve déjà, on ne peut vraiment pas juger de la qualité vocale de chacun. Mais comme on est déjà des membres à part entière de la famille, on espère juste qu’ils ne nous demanderont pas de chanter…

Pas de danse laotien

Chanter, non. Mais danser oui ! Voilà que deux jeunes filles viennent nous prendre par la main et nous entrainent entre les deux tables. Dans cet espace minuscule, on se met à danser tous les quatre sur un rythme que nous ne connaissons pas. Les hommes tapent dans les mains, les autres femmes viennent nous rejoindre. La serveuse de lao lao est là, à l’affut. Elle nous rafraîchit de nouveau le gosier.

Impossible de repartir

Et nous continuons notre danse (immortalisée par Matthieu sur notre compte Instagram). Le lendemain, on recevra de nombreux messages venus de France vantant nos pas chaloupés… Et on se rendra compte qu’effectivement, on tanguait déjà un peu.

On a déjà sympathisé avec tout le monde. Et bourrés au dernier degré, on se décide à reprendre notre route. On nous retient, nous ressert. On plaisante avec les uns et les autres. Un homme, la cinquantaine, nous parle en laotien. On abandonne vite l’idée de lui expliquer qu’on ne comprend rien. C’est extrêmement gai et simple en même temps. On aime déjà le Laos !

Décuver au bord du Mékong

Allez, il faut se motiver à reprendre la route. On se défait des nombreuses récriminations. Et on titube sur la rue. On regarde l’heure : il nous semblait avoir passé au moins deux heures dans ce tourbillon de musique, de chant, de danse, de rire, de sympathie, de regards complices (ou embrumés)… Et finalement on se rend compte que cela ne fait que quarante cinq minutes ! Il est à peine 14h et nous sommes ivres, au Laos, dans un bled frontalier, comme s’il était 1h du matin dans une soirée d’anniversaire à Paris.

Moment de quiétude

Nous reprenons nos esprits au bord du Mékong. La vue sur la Thaïlande est magnifique en ce milieu d’après-midi. Des enfants, probablement de la famille qui est en train de picoler et dont en entend encore d’ici les notes aigües, s’amusent sur une vieille barque échouée sur le rivage. Les contours des éléments sont encore flous. Mais nous réussissons à remonter vers la ville. Pour un peu, nous serions bien restés sur cette plage herbeuse, sous le soleil laotien ni trop fort ni trop chaud. Mais on a rendez-vous avec deux autres tourdumondistes.

On vous en a déjà parlé dans un certain nombre d’articles sur ce blog, la communauté des voyageurs au long cours s’étoffe régulièrement sur notre parcours. C’est ainsi que via les réseaux sociaux nous avons fait la connaissance de Carla et d’Antoine. Un couple des Vosges, la petite vingtaine, qui s’est lancé dans un tour du monde en septembre en commençant comme nous par l’Inde.

Traversée dans le temps

On s’était déjà croisé à Chiang Mai, quelques heures avant 2020 et le hasard de nos deux parcours fait que l’on se retrouve au même moment à Huay Xai. Pour eux, il s’agit d’un port fluvial pour rejoindre Luang Prabang par le Mékong. Ils n’arrivent que cet après-midi et repartent dès demain matin. Tout juste le temps de passer la soirée ensemble.

À moto

Nous traversons toute la ville à leur rencontre. La rue principale est toujours aussi calme. Nous ne titubons plus. Et, d’ailleurs, ça vaut mieux car, même sans une circulation folle, l’absence de trottoir fait que tout le monde se retrouve facilement déporté d’un côté ou de l’autre de la chaussée. Les affiches de propagande de style soviétique couvrent des murs entiers : gloire aux soldats de l’armée de libération du Laos dont on fête le 70e anniversaire ; gloire au valeureux peuple laotien qui s’est choisi le parti communiste comme guide ; etc.

On retrouve aussi des inscriptions en français sur les façades des bâtiments officiels comme le « Bureau de poste de la province de Bokeo ». Et puis, devant chaque hôtel, restaurant ou café des poteaux jaunes systématiquement surmontés d’un panneau indiquant le nom de l’établissement en lettres vertes. Tout est ordonné, plutôt propre et en même temps pas du tout coincé, guindé. Ça vit. Les gens nous saluent et nous sourient. Houei Sai n’a aucun intérêt urbanistique mais un charme indolent souffle sur cette population. On se sent décidément bien.

Retrouvailles avec les deux vagabondeurs

On retrouve Carla et Antoine. Les « deux vagabondeurs » (c’est le nom de leur compte Instagram) sont crevés après leur trajet entre Chiang Rai et le Laos mais toujours aussi souriants. On est heureux de se retrouver. On s’embrasse (un geste qui, on ne le savait pas encore, sera bientôt subversif). Et on se prend évidemment une Beerlao (leur première rencontre avec l’alcool laotien). On échange et on compare nos parcours en Thaïlande puis la suite de notre voyage : ils arriveront au Cambodge avant nous puis nous devanceront également au Vietnam où ils doivent rejoindre la sœur d’Antoine.

Escalier monumental

Ce sera donc probablement la dernière fois que l’on se croisera en Asie. On profite de la soirée et on prolonge autour d’un dîner laotien. Là encore, on n’a pas trop le choix : le resto d’hier soir aux fruits offerts est fermé. On se retrouve dans un boui-boui au sol véritablement dégueulasse. Habitués à nos baroudages respectifs, ce n’est qu’après plusieurs minutes que l’on s’en rend compte.

Sur le comptoir, une vieille bouteille plastique dans laquelle vivent des centaines d’insectes. On demande à la patronne de quoi il s’agit : impossible pour elle de nous l’expliquer. Ce que l’on mange, en revanche, est véritablement délicieux : il s’agit d’un laap, spécialité laotienne dont nous avait parlé Sophie avec des étoiles dans les yeux. La recette semble simple mais elle est redoutablement précise.

Le goût du laap

On ne vous donne ici que les ingrédients : du poulet finement ciselé cuit dans du citron et assaisonné avec minutie de ciboulette, d’échalote, de coriandre, de menthe, de galanga (une sorte de gingembre), de piment (Pierre en est devenu accro depuis la Thaïlande) et, surtout, d’une sauce au poisson appelée padaek ou nuoc-mâm.

Laap

Cette sauce issue de la fermentation de poisson dans de la saumure pue véritablement à plusieurs centaines de mètres à la ronde quand la mère de famille la cuisine. Mais elle donne un goût particulièrement excellent au plat. On en oublie l’hygiène du restaurant (on ne sera pas malade). On se quitte et on s’embrasse joyeusement avec les deux vagabondeurs qui vogueront demain matin vers Luang Prabang pendant que l’on s’enfoncera un peu plus vers le Nord du Laos, du côté de la frontière chinoise.

Nous nous couchons dans les années 80 en URSS et nous avons déjà hâte de découvrir la suite de nos aventures dans ce pays qui, décidément, s’annonce comme l’une des très bonnes surprises de notre tour du monde.

Nos autres étapes au Laos

3 commentaires sur “Huay Xai : la belle étape surprise

  1. Huay Xai , ça s’arrose !!! 🙂
    Quelle gentillesse , la réputation des laotiens n’est donc pas surfaite.

    Pour l’anecdote j’ai eu , pendant un temps assez court , un collègue de travail qui s’appelait
    Sunshine Souphanouvong , appartenant à la famille du « Prince rouge » Souphanouvong ,
    premier président de la République démocratique populaire lao.
    ( je raconte celà pour faire mon intéressant … 😉 )

    Encore merci !

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